Comment parler de consentement avec votre adolescent

Guide pratique pour aborder la notion de consentement avec votre adolescent de manière bienveillante et claire.

  1. Choisir le bon moment. Privilégiez un moment calme où vous ne serez pas interrompus. Évitez d'aborder le sujet juste après un conflit ou quand votre adolescent est stressé. Les trajets en voiture, les promenades ou les moments de complicité quotidienne sont souvent propices à ces discussions. N'attendez pas qu'une situation problématique survienne pour en parler. Il vaut mieux plusieurs courtes conversations qu'une seule discussion marathon.
  2. Définir le consentement clairement. Expliquez que le consentement signifie dire 'oui' de manière libre, éclairée et enthousiaste. Insistez sur le fait qu'un vrai 'oui' ne peut être donné que par une personne qui n'est ni sous pression, ni sous l'influence d'alcool ou de drogues. Précisez que le consentement peut être retiré à tout moment, même si la personne avait dit oui au départ. Utilisez des exemples concrets : 'Si quelqu'un dit oui par peur ou pour faire plaisir, ce n'est pas un vrai consentement.'
  3. Aborder tous les types de relations. Ne limitez pas la conversation aux relations intimes. Parlez du consentement dans toutes les interactions : partager des photos, faire des câlins, emprunter des affaires personnelles. Expliquez que respecter les limites des autres s'applique aussi aux amitiés et à la famille. Donnez des exemples : 'Tu peux dire non si quelqu'un veut fouiller dans ton téléphone' ou 'Tu dois respecter si ton ami ne veut pas être touché, même pour rigoler.'
  4. Encourager l'expression de ses limites. Aidez votre adolescent à identifier et exprimer ses propres limites. Encouragez-le à faire confiance à son instinct : 'Si quelque chose te met mal à l'aise, c'est important d'en tenir compte.' Donnez-lui des phrases toutes faites qu'il peut utiliser : 'Je ne suis pas à l'aise avec ça', 'J'ai besoin de réfléchir', ou simplement 'Non'. Rassurez-le en lui disant qu'il a toujours le droit de refuser quelque chose, même s'il a dit oui avant.
  5. Créer un climat de confiance. Montrez que votre porte est toujours ouverte pour parler, sans jugement. Évitez les réactions excessives qui pourraient l'empêcher de venir vous voir en cas de problème. Partagez vos valeurs familiales sur le respect mutuel. Rappelez-lui régulièrement que vous êtes là pour l'aider, quoi qu'il arrive. Respectez aussi ses limites personnelles à la maison pour montrer l'exemple.